Cancer du poumon

Le cancer du poumon représente en moyenne 8 874 nouveaux cas par an dans notre pays1. C'est le 3e cancer le plus fréquent en Belgique où son incidence s’élève à 12 % des cancers diagnostiqués1. Il s’agit d’une forme de cancer avec un taux de décès à 5 ans estimé jusqu’à 81,9 %1. Les tranches d’âge entre 61 et 71 ans et entre 71 et 80 ans sont les plus atteintes1, et aujourd’hui encore, le cancer du poumon touche davantage d’hommes que de femmes1. Le tabac est le premier facteur de risque de cancer du poumon : 8 à 9 cancers du poumon sur 10 sont causés par le tabagisme2

Description

Le cancer du poumon est dû à une tumeur qui commence par se développer à l’intérieur du poumon1. Son impact sur la santé est important, car ce sont les poumons qui apportent de l’oxygène à chacune de nos cellules et assurent ainsi une fonction vitale pour l’ensemble du corps1

En fonction de l’aspect des cellules cancéreuses en cause, on distingue deux formes différentes de cancers du poumon:

  1. cancer à petites cellules, qui représente 20 à 25 % des cas1
  2. cancer non à petites cellules, qui représente 75 à 80 % des cas1

Causes

Le tabagisme est le premier facteur de risque de cancer du poumon. Environ 85 % des cancers du poumon sont provoqués par le tabagisme3. Les personnes qui fument courent ainsi 20 fois plus de risque d'en être atteintes par rapport aux non-fumeurs2.

Sont particulièrement déterminants :

  • la durée totale du tabagisme : le nombre d’années pendant lesquelles on fume augmente particulièrement le risque de développer un cancer pulmonaire - encore davantage que la quantité de tabac fumé par jour2.
  • l'âge d’entrée dans le tabagisme : la consommation tabagique dès le plus jeune âge a un impact important sur le risque de développer un cancer du poumon et sur la précocité de la maladie - qui peut apparaître, par exemple, dès la quarantaine si on a commencé à fumer dès l’âge de 12 ans2.
  • l’arrêt du tabagisme : même si un ancien fumeur reste plus exposé qu’une personne n’ayant jamais fumé, l'arrêt du tabac diminue très fortement le risque de cancer du poumon et est donc vivement conseillé2.

Enfin, pour les non-fumeurs, le tabagisme passif est un facteur de risque important à prendre en compte. Une exposition passive au tabac augmente de 30 % le risque de développer un cancer pulmonaire, particulièrement en cas d’exposition précoce comme chez les enfants de parents fumeurs2.

D’autres facteurs de risque, moins fréquents, sont :

  • l'exposition intense ou répétée à certaines substances, le plus souvent dans le cadre professionnel : comme l'arsenic, le nickel, le chrome, les goudrons ou l'amiante. On estime que ce facteur de risque représente 10 % des cas2.
  • la pollution de l’air : environ 11 % de tous les cancers du poumon sont engendrés par la pollution de l'air, causée par le trafic, l'industrie et l'agriculture, mais aussi par les cheminées, les poêles à bois et la nature elle-même (par exemple les éruptions volcaniques)4.
  • le radon : les études montrent que ce gaz radioactif émis par certaines roches est cancérigène2.

Symptômes

Le cancer du poumon peut s'accompagner d'un grand nombre de symptômes, même si tous ne sont pas spécifiques à cette maladie. Plusieurs éléments influencent le type de symptômes et leur vitesse d’apparition comme la nature, la localisation et la taille de la tumeur ainsi que la présence de métastases éventuelles5.

Les symptômes les plus fréquents du cancer du poumon sont5:

  • une toux, accompagnée ou non de crachats striés de sang
  • des infections pulmonaires à répétition
  • des essoufflements
  • un enrouement de la voix
  • des douleurs thoraciques
  • une altération de l'état physique général (fatigue, amaigrissement, fièvre chronique)
  • un gonflement du visage et du cou

Surtout s’ils persistent, ces symptômes doivent interpeller et une consultation chez un médecin traitant est nécessaire. Il est important de pouvoir poser rapidement un diagnostic, car lorsqu’il est détecté à un stade précoce, le cancer du poumon peut être guéri.

Diagnostic

Pour identifier un cancer du poumon, plusieurs examens de diagnostic sont nécessaires6 :

  • test moléculaire : identifie les patients qui pourraient bénéficier d'une thérapie ciblée ou d'une immunothérapie.
  • cytologie : pour trouver d’éventuelles traces de cellules cancéreuses dans les crachats.
  • radiographie du thorax : pour rechercher une tache irrégulière, un "voile" provoqué par une mauvaise aération d'une partie d'un poumon ou un liquide entre le poumon et la cage thoracique (plèvre).
  • scanner thoracique : pour observer de plus petites lésions et obtenir plus d’informations sur les différentes zones des poumons et du médiastin, qui est la région située entre les poumons.
  • bronchoscopie : sous anesthésie locale, pour visualiser la lésion et en prélever un petit fragment, à l’aide d’un fin tuyau introduit dans les bronches.
  • ponction transthoracique : sous anesthésie locale, pour prélever une lésion située sur une trop petite bronche, à l’aide d’une ponction à l'aiguille, à travers la paroi du thorax.
  • médiastinoscopie : sous anesthésie générale, pour introduire, par une petite incision, un tuyau jusque dans le médiastin afin d'examiner les ganglions lymphatiques.
  • échographie ou scanner du foie et du cerveau : pour rechercher d'éventuelles métastases du cancer du poumon dans le foie ou le tissu cérébral.
  • scintigraphie du squelette : pour rechercher d'éventuelles métastases osseuses, en injectant un produit faiblement radioactif.
  • épreuve fonctionnelle respiratoire : afin de déterminer dans quelle mesure une opération qui enlèverait tout ou partie d'un poumon permettrait le maintien d'une fonction respiratoire suffisante.

Bon à savoir : étant donné le risque engendré par les radiations, même à faibles doses, le dépistage par scanner ne peut se généraliser à toute une population. L’ASCO (American Society of Clinical Oncology) préconise ainsi de ne dépister que des patients de 55 à 74 ans, qui cumulent 30 années-paquet (un paquet par jour pendant 30 ans, ou 2 paquets par jour pendant 15 ans) et toujours fumeurs ou ayant arrêté dans les 15 années qui précèdent6.

Traitements

Il existe différents traitements du cancer utilisés seuls ou associés entre eux. Le choix de ces traitements et l’ordre dans lequel ils sont administrés doit être effectué par une équipe médicale multidisciplinaire7.

  • chirurgie oncologique : opération au cours de laquelle on enlève la tumeur ainsi que, dans la plupart des cas, des tissus qui l’entourent pour aider à empêcher sa réapparition.
  • radiothérapie ou irradiation : traitement qui utilise des rayons à haute énergie pour détruire ou endommager les cellules cancéreuses et ainsi faire en sorte de réduire la tumeur. La radiothérapie peut également être utilisée pour traiter les zones où le cancer s’est propagé (métastases) ainsi que pour alléger certains symptômes.
  • chimiothérapie : traitement qui consiste à administrer des médicaments qui tuent les cellules cancéreuses ou qui limitent leur croissance. Les médicaments de chimiothérapie sont généralement administrés par perfusion lente dans une veine, mais parfois aussi par voie orale ou par perfusion directe, selon la localisation du cancer.
  • immunothérapie8 : traitement qui aide à renforcer le système immunitaire afin qu'il puisse détruire les cellules cancéreuses. Si elle ne constitue pas encore un traitement standard pour tous les types de cancers, l’immunothérapie offre une nouvelle option porteuse d’espoir.
  • thérapie "ciblée" : traitement qui vise des cibles spécifiques. Souvent, la cible est également présente dans les cellules normales, mais l’est en beaucoup plus grande quantité dans les cellules cancéreuses. Voilà pourquoi les thérapies ciblées agissent principalement sur les cellules cancéreuses.

Le saviez-vous ?

Le mois de sensibilisation au cancer du poumon a lieu chaque année en novembre dans de nombreux pays. Les principaux axes de l’initiative sont la sensibilisation aux symptômes, l'amélioration des connaissances sur les différentes formes de cancer du poumon et l'amélioration de la compréhension des facteurs de risque.

Vous souffrez d’un cancer du poumon ? Ne vous isolez pas. En Belgique, la Fondation Contre le Cancer défend et supporte au quotidien les patients atteints d’un cancer :

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Sources

1. https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon

2. https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/causes

3. https://fr.medipedia.be/cancer-du-poumon

4. https://www.kwf.nl/standpunten/luchtverontreiniging

5. https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/sympt-mes

6. https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/examens

7. https://www.cancer.be/le-cancer/traitements-du-cancer

8. https://www.avl.nl/en/information-about-cancer/overview-of-all-treatment-options/immunotherapy/#immunotherapy

9. https://www.kanker.nl/overig/klachten-na-kanker-blijf-er-niet-mee-lopen

220580 - mai 2022