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Un autre visage du cancer du poumonHomeNouvellesUn autre visage du cancer du poumon

Bruxelles – le 28 juillet 2026 - La Journée mondiale du cancer du poumon (1er août) est l’occasion de mettre en lumière une forme moins connue, mais tout aussi grave, de cette maladie : le cancer du poumon ALK+ (ALK-positif). Contrairement aux idées reçues, ce cancer du poumon touche aussi des personnes relativement jeunes, qui n’ont jamais fumé ou très peu.1 Malgré des progrès accomplis en termes de traitements, une meilleure sensibilisation et moins de stigmatisation restent essentielles pour permettre des diagnostics plus rapides et l’accès aux thérapies les plus appropriées. 

Le cancer du poumon ALK+ est un sous-type de cancer du poumon dit « non à petites cellules » causé par une anomalie génétique : le gène ALK fusionne avec un autre gène. Cette fusion entraîne une prolifération cellulaire incontrôlée et la formation d’une tumeur.1 Les patients développent en outre souvent des métastases cérébrales, qui ont un impact négatif important sur leur qualité de vie et leur fonctionnement au quotidien.2,3
Cette altération n’est pas connue comme étant héréditaire et ne présente pas de cause externe connue.4 Fait marquant, cette forme touche plus fréquemment des patients jeunes (50 à 52 ans, contre plus de 70 ans pour les autres cancers du poumon), et 65 % des patients n’ont jamais fumé.1,4,5

« Trop souvent, le cancer du poumon est automatiquement associé au tabac et à un âge plus avancé. Pourtant, chez ALK Positive Belgium, nous accompagnons de nombreuses personnes qui n'ont jamais fumé, dont certaines ont été diagnostiquées relativement jeunes. Ces idées reçues retardent le diagnostic : lorsqu'on ne pense pas au cancer du poumon, on ne le cherche pas. »

Cindy LobjoieMembre du Board d'ALK Positive Belgium

 « Pourquoi moi ? »

En Belgique, le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus fréquent, tant chez les hommes que chez les femmes.6

Le cancer du poumon ALK+ est un sous-type de la forme la plus fréquente des cancers du poumon, à savoir le cancer du poumon non à petites cellules1. Environ 5 % de ce type de cancer est ALK-positif.1 Dans le monde, cela représente environ 70.000 nouveaux cas par an. 7 Sur base de ces chiffres mondiaux, on peut estimer les patients belges touchés chaque année à plusieurs centaines.

Le cancer du poumon est souvent détecté tardivement. Plus de 65 % des diagnostics sont posés à un stade avancé (stade III ou IV).8 C’est certainement le cas du cancer ALK+ : il touche des personnes qui n’ont jamais fumé ou très peu, et qui n’associent pas d’emblée d’éventuels symptômes à un cancer du poumon.

En raison du diagnostic souvent tardif, les chances de survie du cancer du poumon sont traditionnellement faibles. En Belgique, le taux de survie à 5 ans pour le cancer du poumon avoisine 30%.6

« Lorsqu'on annonce un cancer du poumon à une personne qui n'a jamais fumé, la première réaction est souvent l'incompréhension : "Pourquoi moi ?". C'est précisément pour ces patients qu'il est essentiel de dépasser les idées reçues et de lutter contre la stigmatisation qui entoure encore cette maladie. Aujourd'hui, grâce au diagnostic moléculaire, nous pouvons identifier des altérations comme ALK et proposer des traitements ciblés qui ont profondément transformé la prise en charge. Derrière chaque diagnostic, il y a une personne qui attend avant tout qu'on lui apporte des réponses, de l'espoir et les meilleures chances de vivre avec sa maladie. »

Dr Christophe CompèreCHIREC Cancer Institute

Sensibiliser et déstigmatiser

Le dépistage précoce est essentiel. C’est pourquoi nous devons renforcer la sensibilisation et la déstigmatisation autour de toutes les formes de cancer du poumon, y compris chez les personnes qui n’ont jamais fumé.

« Un diagnostic moléculaire complet est essentiel. Une altération ALK peut passer inaperçue ou être détectée tardivement, ce qui retarde la mise en route du traitement le plus approprié. Aucun patient ne devrait avoir à insister pour obtenir les analyses nécessaires, ni à demander un second avis, pour accéder au diagnostic et aux soins que sa maladie exige. »

Cindy Lobjoie

Membre du Board d’ALK Positive Belgium

Références
  1. https://alknowledge.org/patients/what-is-alk/. Last accessed July 2026.
  2. Liu G. et al. Real-world incidence, prevalence, and clinical impact of brain metastases in patients with ALK-positive metastatic non-small cell lung cancer treated with first-line ALK tyrosine kinase inhibitors. Lung Cancer 212 (2026).
  3. Kim MS. et al. Brain metastasis from non-small cell lung cancer: crosstalk between cancer cells and tumor microenvironment components. Exp Mol Med 57, 2749–2762 (2025).
  4. https://alkpositive.org/what-is-alk/lung-and-other-alk-positive-cancers/. Last accessed July 2026.
  5. ALK_Belgium-Brochure-Mai-202124.pdf. Last accessed July 2026.
  6. https://kankerregister.org/sites/default/files/2025/2025_BE_CFS2023_LONG_SEPT1_V2_2.pdf. Last accessed July 2026.
  7. https://alkpositive.org/. Last accessed July 2026.
  8. https://cancer.be/ressource/non-le-cancer-du-poumon-ne-touche-pas-uniquement-les-fumeurs/. Last accessed July 2026.

260281 – Juillet 2026

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