Vaccination et voyages

Vous voyagez bientôt ? Vérifiez vos vaccinations. En fonction de votre destination, certaines vaccinations sont obligatoires ou recommandées[1]. Par exemple, si vous vous rendez dans certaines régions tropicales d’Afrique et d’Amérique latine, certains pays imposent la vaccination contre la fièvre jaune1. De même, si vous vous rendez en Europe de l’Est et dans certains pays du pourtour méditerranéen comme au Maroc, il est fortement conseillé de vous faire vacciner contre l’hépatite A1. Pour la liste complète par destination, rendez-vous sur le site de référence wanda.be.

Et puis, on l’ignore souvent, mais même à deux pas de chez nous, au cœur de l’Europe, certains vaccins sont également recommandés. C’est le cas plus particulièrement pour se protéger des maladies causées par les tiques[2]. On connaît en général le rôle de ces acariens dans la transmission de la bactérie responsable de la maladie de Lyme[3]. Mais les tiques sont parfois aussi porteuses du virus de l'encéphalite à tiques, dont les conséquences peuvent être graves[4].

Qu’est-ce que l'encéphalite à tiques ?

L’encéphalite à tiques (TBE) est une infection virale dont les conséquences peuvent être graves. Dans 1 cas sur 34, elle pénètre dans le système nerveux et affecte le cerveau. Enfin, dans quelques cas rares, elle peut même être mortelle. L’infection provient le plus souvent d’une morsure de tique[5].

Porteuses de nombreux agents pathogènes, les tiques sont des acariens qui s’ancrent sur la peau de mammifères, dont l’humain, pour se nourrir de leur sang. Elles peuvent à cette occasion transmettre à leurs hôtes différentes bactéries, dont la plus connue est celle responsable de la maladie de Lyme, mais aussi des virus, dont celui responsable de l’encéphalite à tiques[6].

Quand on voyage, même en Europe, il faut redoubler de vigilance. Dans certaines régions, dites endémiques, la maladie est très présente, car les tiques qui en sont porteuses sont nombreuses. Elles peuvent aussi se révéler plus dangereuses dans certaines zones que dans d’autres[7].

Quelles sont les conséquences ?

L’encéphalite à tiques peut provoquer des symptômes temporaires comme de la fièvre, des nausées, des maux de tête[8]. Dans 1 cas sur 34, elle provoque des paralysies, des phases d’épilepsie, des troubles de l’attention et parfois un coma. Pour 10 % des personnes infectées, l’encéphalite à tiques entraîne des complications neurologiques à long terme pour lesquelles aucun traitement n’existe [4].

Quels sont les risques de contamination ?

Certaines régions en Europe sont plus à risque que d’autres. Notamment parce que la présence de la maladie y est importante : on parle alors de régions endémiques7. Ce n’est pas le cas en Belgique, à ce jour, mais certains pays proches sont concernés. Ainsi, certaines régions sont endémiques en Autriche, en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Croatie, en Pologne, en République tchèque, en Hongrie, en Slovénie, en Norvège, en Suède, en Finlande, en Roumanie et en Russie6. La liste complète des destinations à risque est disponible surwanda.be ouvaccinationtiques.be.

Vous courrez des risques si vous séjournez ou voyagez dans ces régions et que vous prévoyez des activités en plein air : promenades dans la nature, camping, balades à cheval, piqueniques, vélotourisme. En effet, les tiques vivent près du sol et peuvent être trouvées dans les parcs et les jardins, ainsi que dans les forêts et les prairies[9].

Notons aussi que les tiques sont le plus souvent actives de mars à novembre. Cependant, la saison des tiques peut varier chaque année, en fonction du climat [4].

Comment éviter les morsures de tiques et réduire les risques de transmission

Pour éviter les morsures de tiques lors des activités en extérieur, il est recommandé9 de : 

  • porter des habits couvrants : des manches longues, des pantalons rentrés dans les chaussettes, des chaussures hautes.
  • choisir des couleurs claires : qui permettent de voir plus facilement les tiques.
  • pulvériser un spray contre les tiques : sur les vêtements et la peau découverte.
  • prévoir une pince à épiler fine :  pour retirer la tique dès que possible.

Le vaccin contre l’encéphalite à tiques, une arme efficace

Pour se protéger de l'encéphalite à tiques, il existe un vaccin, efficace jusqu’à 99 %. Le Conseil Supérieur de la Santé et l'Institut tropical d'Anvers recommandent tous deux la vaccination quand on vit ou qu’on se rend dans une région endémique et qu’on prévoit des activités dans la nature. [2,7]

Avant de partir, parlez à votre médecin ou à votre pharmacien de la vaccination contre l'encéphalite à tiques.

Références

 

[1] https://www.wanda.be/fr

[2] Croughs M, Maniewski-Kelner U. Tick-Borne encephalitis vaccination. Wanda.be Accessed October 2021. https://www.wanda.be/en/a-z-index/tick-borne-encephalitis-vaccination

[3] European Centre for Disease Prevention and Control. Small bites, big problems: tick-borne diseases in Europe. Available from:https://ecdc.europa.eu/en/publications-data/small-bites-big-problems-tick-borne-diseases-europe. Accessed: February 2021.

[4] Lindquist L, et al. Tick-borne encephalitis. The Lancet. 2008;371(9627):1861-71.

[5] European Centre for Disease Prevention and Control. Key messages about tick-borne encephalitis and tick-borne diseases. Available from:https://ecdc.europa.eu/en/tick-borne-encephalitis/facts/key-messages. Accessed: February 2021.

[6] Dobler G, et al. Tick-borne encephalitis (TBE) - The Book. Available from:https://id-ea.org/tbe/. Accessed: February 2021.

[7] Avis 9435:Vaccination contre l'encéphalite à tiques (Tick-Borne Encephalitis, TBE). Conseil Supérieur de la Santé. Février 2019

[8] Kaiser R. Tick-borne encephalitis. Infect Dis Clin North Am. 2008;22(3):561-75.

[9] Travel Health Pro. Country information. Tick-borne encephalitis. Available from:https://travelhealthpro.org.uk/disease/173/tick-borne-encephalitis. Accessed: February 2021.

Vaccination chez l'enfant et l'adolescent

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